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12/04/2015

Limoux : la rançon d'une ville.

Bastion du protestantisme pen­dant les guerres de Religion, Limoux finit par tomber en 1588 entre les mains de Scipion de Joyeuse, dont la famille s'était faite la championne du catholicisme dans cette région.

images[3].jpgScipion était le frère cadet du favori d'Henri III, le fameux Anne de Joyeuse. Celui-ci avait trouvé une mort glorieuse, l'année précédente, le 20 octobre 1587, à la bataille de Coutras (Gironde). Après s'être emparé de plusieurs villages des environs de Carcassonne, il obtint, le 21 janvier 1588, la reddition de la petite place-forte de Brugairolles. Enfin, il mit à composition la ville de Limoux. Pour la punir de sa persistance à l'hérésie, Joyeuse l'imposa d'une rançon exorbitante de « cent mille pièces d'or ». Cette fortune acquittée, on perdit ensuite sa trace. Une rumeur veut qu'il l'ait enfoui en un lieu connu de lui seul. Par la suite, on retrouve Scipion aux côtés de son père Guillaume de Joyeuse, lieute­nant général en Languedoc, au siège de Carcassonne. Mais en 1592, il périt, noyé dans le Tarn, entraîné par son armée en déroute vaincue à la bataille de Villemur.
On peut comprendre que fauché par la mort en pleine jeunesse, il n'ait pas eu le temps d'aller retirer son trésor de la ca­chette où il l'avait déposé.

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